Musique

Voyage en jazz

Fesival Marseille Jazz des Cinq Continents 2016_article

« L’amour c’est comme le jazz : c’est n’importe quoi mais pas n’importe comment » nous explique Grégoire Lacroix dans ses Euphorismes.

Les amoureux du Festival Marseille Jazz des Cinq Continents apprécieront la pertinence de la formule. D’abord le festival ne s’installe jamais n’importe où, il investit depuis un an des lieux inédits et migre cette année du Toit de la Friche vers le Théâtre Silvain, le MUCEM et bien évidemment les pelouses du Palais Longchamp. Des espaces comme autant d’écrins magiques pour swinguer à ciel ouvert, sous les étoiles.

Cette diversité de lieux ne va pas sans une grande variété de styles. Le n’importe quoi c’est justement la vitalité du jazz dans le monde : free-jazz, ethno-jazz, swing, jazz électro -rock, jazz-bossa, hard bop, bebop, ethio-jazz, funk, stretch music, cool-jazz, jazz-pop, et dans la foulée ragtime, New-Orleans, hot-jazz, jazz-manouche, latin-jazz, mainstream, funky, modal ou crossover… à piocher selon affinités!

Ce qui est certain, c’est que l’événement ne se déroule pas n’importe comment et encore moins avec n’importe qui. La programmation 2017, pour être éclectique n’en est pas moins forte, ni moins foisonnante qu’en 2016. Les valeurs sûres et les grands noms se ramassent à la pelle.

Bon, même si on craque pour le Quartet de Brandford Marsalis accompagné du vocaliste Kurt Elling au théâtre Silvain et le duo Cyril Achard et Géraldine Laurent au MUCEM… on a un petit faible pour le site historique… Alors comme il fallait bien se fixer un paramètre, on s’est limité à la programmation du Palais Longchamp :

Si vous n’avez pas réservé pour le concert de Norah Jones, c’est trop tard, mais rassurez-vous, le reste n’est pas mal non plus. D’abord le 28 juillet, le saxophoniste des stars du rap américain,Kamasi Washington, compositeur, interprète et performer exceptionnel. Il sera précédé par Robert Glasper,jeune pianiste qui a réussi ce que le jazz rêve de faire : avoir une discussion les yeux dans les yeux avec la jeunesse. Le 27 juillet, Imany, chanteuse à la voix rauque qui nous chavire par son aisance et sa douce nostalgie, et George Benson, qui, jeune guitariste s’est fait les dents auprès de Freddie Hubard et Miles Davis, devenu depuis une star internationale que l’on ne présente plus. Le 28 juillet, c’est Herbie Hancock, un des plus inventifs pianistes de notre époque, éternel chercheur défricheur qui nous communiquera sa joie à partager la scène avec Emile Parisien et Vincent Peirani qui rendront hommage à Joe Zawinul, monstre sacré du jazz disparu il y a déjà 10 ans.

Dans ce cadre enchanteur, Le festival Marseille Jazz des 5 Continents n’est pas qu’un moment de musique. C’est une ambiance, une expérience totale qui transporte et fait corps avec l’évènement. Il suffit de s’asseoir, et d’attendre, appuyé contre un arbre centenaire, que la nuit tombe. Quand les cigales programmées en première partie se taisent et que la musique plonge au plus profond de la tradition jazz, émotion et poésie sont immanquablement au rendez-vous.

Vous pouvez choisir le Packfestival, en plus du billet d’entrée, une table vous sera réservée au Restaurant du Palais Longchamp. Ou prévoir un pique-nique, des amis, des enfants – car le jazz parle au public de manière intergénérationnelle – et peut être un ou deux coussins. Un peu d’inconfort ne saurait résister à la magie sonore et au charme de la nuit…

Festival Marseille Jazz des Cinq Continents
Du 20 au 29 juillet
Retrouvez la programmation détaillée ici

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